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3 bonnes raisons économiques de ne plus laisser traîner votre brosse à dents électrique

Quand on parle de recyclage de l’électro, on avance souvent des arguments environnementaux. À juste titre. Mais on oublie qu’il y a aussi pas mal de choses à dire d’un point de vue purement économique. Voici trois raisons qui expliquent le succès de l’urban mining.

1. Une incroyable source de matières premières

La quantité de déchets électro générés à l’échelle mondiale augmente chaque année de 2 millions de tonnes. Selon le rapport Global E-Waste Monitor des Nations Unies, nous devrions produire 50 millions de tonnes de déchets électroniques par an à l’horizon 2018. Autrement dit, les villes deviendront des mines de plus en plus riches. Et inversement : si nous n’exploitons pas plus les ressources qu’offre l’urban mining – à l’heure actuelle, nous ne recyclons même pas 16 % des déchets électro –, nous risquons de passer à côté de sommes de plus en plus importantes. Selon les NU, les déchets électro non recyclés représentent déjà actuellement 44 milliards d’euros de pertes.

2. Un recyclage efficace de l’électro

Des chercheurs de l’université de Gand ont récemment démontré que le recyclage des appareils électro – leurs recherches portaient sur le recyclage des ordinateurs – permettait de réaliser des économies de l’ordre de 80 %, voire plus, sur la consommation de ressources minières. Le recyclage de l’électro est déjà à ce point intéressant sur le plan économique que des scientifiques de l'université de Giessen, entre autres, suggèrent de rouvrir progressivement les décharges des années ’60 et ’70 à l’exploitation. C’est ce que l’on appelle le landfill mining dans le jargon technique.

3. Une rareté criante

Enfin, seule une petite minorité des pays du monde dispose de réserves suffisantes en matières brutes. La Chine contrôle ainsi 95 % des activités d’extraction des terres rares et le pays n’a pas l’intention de les exporter les yeux fermés. Mais ce n’est pas la seule matière première dont le nombre de fournisseurs est très limité. Les prix sont donc souvent fixés par une poignée d’acteurs. Un exemple : deux tiers du minerai de fer commercialisé proviennent des mines d’à peine trois fournisseurs. L’intérêt croissant pour l’urban mining s’explique donc aussi par le phénomène de rareté.

L’industrie continuera, du reste, à produire des appareils. La demande de matières premières ne devrait donc pas se mettre à stagner de sitôt. Si nous ne parvenons pas à puiser ces matières premières dans le recyclage, elles continueront de provenir de l’exploitation minière classique… jusqu’à ce que nous ayons épuisé les dernières richesses naturelles de notre planète ?

D’où l’importance de déposer aussi le petit électro usagé que vous avez encore chez vous dans votre Point de Recyclage local.

 

Photo: Mat_the_W, Flickr

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