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7 raisons pour lesquelles l’urban mining prend le pas sur l’exploitation minière classique

L’urban mining, la tendance selon laquelle les matières premières sont issues (des déchets électro) de la ville, rivalise avec l’exploitation minière classique. C’est du moins ce que révèlent les analystes. Une prédiction réelle ? Quels sont les acteurs à l’origine de cet enthousiasme mondial pour cette économie circulaire ?

1. L’ère de l’accessibilité et de l’abondance des matières premières est révolue

Une première explication au fait que nous sommes de plus en plus réceptifs à l’urban mining est le simple constat que les réserves de matières premières s’épuisent progressivement. La fondation Ellen Macarthur, une fondation qui promeut l’économie dite circulaire, affirme que l’exploitation abordable et simple des matières premières connaît son dernier souffle. Autrement dit, les réserves de matières premières qu’il nous reste deviennent de plus en plus difficiles à exploiter.

2. La récupération des matières premières à partir d'appareils électro devient de plus en plus économique

Nous n’avons rien tiré des déchets électroniques pendant des années. Ils étaient tout simplement jetés. Mais maintenant que l’industrie réalise que l’économie circulaire peut être tout à fait rentable, tout est différent. En Belgique, la fédération de l’industrie technologique Agoria mène la marche. Le CEO Marc Lambotte explique : « La transition vers une économie circulaire doit stimuler la compétitivité des entreprises européennes, la croissance économique durable et les nouvelles opportunités d’emploi. »

Ces matériaux précieux suscitent donc un intérêt croissant. Logique, car les déchets électro contiennent une concentration jusqu’à 50 fois plus élevée en métaux et minéraux précieux que les minerais issus des mines. Il suffit, par exemple, de démanteler environ une tonne de téléphones mobiles pour obtenir 300 grammes d’or. 100 % des matériaux utilisés dans ces téléphones peuvent toutefois être récupérés.

Ajoutez à cela l’amélioration significative de l’efficacité des coûts des procédés de recyclage ces dernières années. Tout comme il est récemment devenu plus avantageux de produire de l’électricité avec de l’énergie solaire plutôt qu’à l’aide de combustibles fossiles, extraire des métaux de l’urban mining plutôt que de l’exploitation minière classique est devenu plus abordable. Le recyclage demande aujourd’hui sensiblement moins d’énergie par kilo de métal produit que la production primaire.

Une aubaine pour les acheteurs de ces matières premières, car l’urban mining atténue aussi d’emblée l’impact de la fluctuation des prix des matières premières.

3. Des millions d’appareils attendent d’être recyclés partout dans le monde

En Australie, 23 millions d’ancien GSM doivent encore être récupérés. En Afrique, près d’un milliard de téléphones mobiles sont mis au rebut chaque année. Les scientifiques ont, en outre, récemment pu chiffrer la quantité de déchets électro à recycler à 50 millions de tonnes à l’échelle mondiale.

4. L’urban mining devient peu à peu la seule source de certains métaux rares

Autre avantage de l’urban mining : il rend à nouveau disponibles des métaux terreux très rares comme l’europium et le terbium. Un bon nombre de ces matériaux précieux sont, par ailleurs, uniquement extraits en Chine et exportés au compte-gouttes. 30 à 40 % de la demande de ce type de métaux sont aujourd’hui couverts par l’urban mining.

Outre plusieurs métaux communs comme le cuivre et l’étain, un ancien téléphone mobile contient notamment de l’argent, de l’or et du palladium. Ensemble, nous pouvons récupérer pas moins d’une quarantaine d’éléments des anciens GSM.

5. L’urban mining annule une foule d’effets néfastes pour l’homme et l’environnement

Pensez à la lutte livrée dans des pays comme le Congo pour obtenir le contrôle des mines où sont extraits des matériaux précieux. L’urban mining a le pouvoir de diminuer la demande de ces minéraux dits conflictuels.

L’urban mining contribue, en outre, à réduire les montagnes de déchets dans le monde où sont déversés les déchets électroniques depuis de nombreuses années. Les grands « e-waste dumpsites » comme celui d’Agbogbloshie à Accra, au Ghana, où les jeunes risquent leur santé pour récupérer les métaux des anciens appareils électro, se vident peu à peu.

De cette manière, l’urban mining recycle les déchets des appareils électro plus proprement que ce à quoi nous étions habitués jusqu’à récemment. À la clé ? Un impact positif pour l’humain et la planète. L’urban mining a le pouvoir de réduire la demande de minéraux conflictuels.

6. L’exploitation minière classique est incapable de répondre seule à la demande croissante d’appareils électro

Les analystes estiment que nous enregistrerons ces 15 prochaines années partout dans le monde pas moins de trois milliards de nouveaux consommateurs de classe moyenne dont le pouvoir d’achat sera suffisant pour acheter des appareils électro. L’exploitation minière classique ne nous permettra pas à elle seule d’extraire les matières premières pour tous ces nouveaux appareils. L’urban mining devient, pour cette raison aussi, un must.

7. Les entreprises et les investisseurs prennent le train de l’urban mining 

Maintenant que la récupération des matières premières gagne en intérêt d’un point de vue économique, les fabricants sont de plus en plus nombreux à ajuster leurs modèles business. Plutôt que de distribuer des produits qui atterriront sur la montagne de déchets au terme du cycle, ils commercialisent désormais des appareils qui peuvent être démantelés et réutilisés de manière efficace. L’économie du « prêt à jeter » cède ainsi la place à l’économie circulaire.

Dans le sillage de l’efficacité croissante des coûts et des bénéfices des entreprises, les investisseurs saisissent eux aussi la balle de l’urban mining au bond. À l’instar de l’énergie durable, l’urban mining gagne peu à peu en intérêt au niveau boursier.

Découvrez plus sur le rôle pionnier de Recupel en termes d’urban mining en Belgique.

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